En 2018 :

2 juin 2018 ; c'est la fête du vieux port de Golfe-Juan : accueil souriant de l'équipe du port, buffet à volonté, bal sous la capitainerie… Leur saison commence quand la mienne s'achève !

La saison de navigation s'est achevée le 4 juillet : démâtage, sortie d'eau et retour à la maison pour l'été.

Mise à l'eau début octobre : j'ai totalisé en moyenne un peu plus d'une sortie par semaine et rencontré des conditions variées : une balade aux îles avec 2-4 nœuds de vent, mais à la voile ; Un après-midi de printemps avec 15-17 nœuds de vent au près toutes voiles dehors, faisant jaillir l'écume sous le soleil ; Une sortie ventée sous un ris à se faire chahuter par les vagues pendant que les croiseurs lourds me passaient, l'équipage savourant l'apéro confortablement installé ; Une autre sortie avec un reste de houle : le voilier surfe au largue sous un ciel d'hiver ; Des longues glisses sous spi ; Le motorboat qui sort du port à fond et passe à mes côtés alors que je suis à l'avant pour affaler le solent, on entend encore les moteurs lorsqu'il disparaît à l'horizon : nous n'avons pas les mêmes valeurs !

Consulter la section « vidéos » pour ces quelques souvenirs… du moins lorsque je n'étais pas trop occupé pour filmer !


Quelques travaux ont été réalisés ou seront à faire avant la remise à l'eau :

La trappe étanche – l'accès direct à la jupe… 2 à 3 nœuds de vent : sillage à la voile !

  • Un peu de jeu sur le fémelot supérieur au niveau des trois écrous inox du support de safran : celui-ci a été percé à la scie cloche, les boulons resserrés avant que les trous ne s'ovalisent et une trappe étanche est venue refermer l'accès.

  • J'ai désinstallé la « porte » qui ferme l'accès à la jupe, rebouché les trous des vis à l'arrière des bancs : je trouve l'accès plus pratique, la ligne du voilier est plus jolie et on gagne un peu de poids aux extrémités. Bien sûr on embarque parfois un peu d'eau dans le cockpit par l'arrière, et il ne faut rien y laisser qui pourrait passer à l'eau...

  • Cette « porte » a été percée sur le dessus à la scie cloche, le trou accueille un passe-coque de diamètre suffisant pour caler le support de mât en inox du kit de démâtage qui désormais la traverse et le dessous a été renforcé à la fibre de verre : lors des opérations de transport et mâtage-démâtage je repose l'ensemble, qui est devenu plus stable (avant il fallait raidir le support de mât avec un bout repris sur les taquets d'amarrage arrière : on gagne en temps et en rigidité).

  • J'ai rebouché l'écubier (installé à l'origine par le chantier ou par le premier propriétaire ) : la chaîne d'ancre (en inox) a rejoint l'ancre dans un sac rigide que je place à l'emplacement réservé pour le WC chimique. Centrage des poids, mais aussi allègement des extrémités ? En fait la raison principale est de préparer plus facilement le mouillage : avant je devais sortir l'ancre de la cabine, l'amener à l'avant et la fixer sur la chaîne avec une manille avant de mouiller… pas facile, d'autant plus que j'avais toujours le risque qu'elle passe par dessus bord avant d'être reliée à la chaîne. Maintenant j'attache l'extrémité du mouillage au taquet avant de transporter l'ensemble, et je peux éventuellement mouiller également par l'arrière ! Et puis il est plus simple de faire glisser le mouillage dans le sac lorsqu'on le remonte plutôt que de remettre la chaîne dans l'écubier puis détacher l'ancre, surtout en solo et avec du clapot…

  • Il a fallu recoller partiellement les vaigrages qui commencent à se décoller avec le temps : solution temporaire... il faudra envisager le remplacement : après 24 ans, ce n'est pas anormal. J'en profiterai pour changer les coussins et avoir un intérieur neuf : le gelcoat du contremoulage est resté blanc et brillant sans entretien spécial, les vernis des planchers sont refaits tous les 2-3 ans avec un léger ponçage et une nouvelle couche.

  • L'extérieur est en bon état : gelcoat déjauni à chaque saison, lustrage puis cire de protection. Tout brille et les voisins de ponton sont souvent étonnés d'apprendre que Menthe à l'eau a 24 ans… Il y a quand même un peu d'usure dans l'antidérapant pointe de diamant malgré mes précautions (chaussures de voile à semelle souple portées exclusivement à bord afin d'user leur semelle plutôt que le pont : le premier prix chez Décathlon est satisfaisant, y compris pour l'adhérence sur le sec ou le mouillé, et ne coûte pas cher à changer). Le liston caoutchouc est plus difficile à maintenir en état quasi-neuf : bien dégraissé il est beau, mais cela ne dure pas toute la saison et il redevient un peu gris et terne. Rien de très grave, je le changerai… un jour !

  • J'envisage l'achat d'un GPS-speedo « Velocitek prostart » à fixer sur le mât et enlever mon GPS Garmin fixé derrière l'écoute de grand-voile sur le cale-pied central (dans lequel remonte la dérive) : les écoutes diverses se prennent parfois dedans, et sous spi en solo c'est gênant… La lecture en pied de mât sera également plus facile quand je suis au près au rappel sur les passavants.

  • Une remise à neuf de la partie roulante de la remorque a été réalisée l'année dernière : tête d'attelage, freins (à main et à tambours), roulements ont été changé pour une facture de 1500 € environ. L'éclairage n'a pas été refait puisque j'utilise une plaque amovible, ni les rouleaux et le treuil car je passe par un grutage. Tout le reste est neuf. Nota : une remorque neuve coûte environ 3000 €.

Quelques images de cette saison :