Un petit bilan... en 2015 :



Les années passent... Menthe à l'Eau navigue toujours et me procure énormément de plaisir d'être sur l'eau. Les sorties sont une telle évasion au milieu des journées de travail et de contraintes diverses, que cela est devenu peu à peu une des parts essentielles de ma vie : je ne pourrais plus m'en passer, et perdre cela serait une vraie déchirure !

Plus le temps passe et plus je reste convaincu d'avoir fait les bons choix : le problème des places de port ne s'est pas amélioré, bien au contraire... mais en basse saison elles sont toujours disponibles, à bas prix (actuellement 140€/mois d'octobre à avril à Golfe-Juan). L'été je passe à autre chose : plage, baignade, lecture... après un entretien complet... et la saison suivante me tarde : tous les propriétaires de voiliers n'en sont pas là, certains regrettant amèrement le « mètre en plus » et toutes les contraintes qui vont avec !

Voici un petit bilan technique des années d'utilisation :

      • L'entretien du lest avec le rustol CIP semble tenir bon (2 couches/an) : aucune trace de rouille sur mon antifouling, le lest est en bon état, même s'il est moins lisse qu'avec un enduit époxy.

      • Le passage au moteur 4 temps n'est pas une réussite : j'avais un 2 temps dont je faisais tout l'entretien moi-même et qui marchait pas trop mal, n'étant pas trop capricieux... Après les nombreuses heures de service, il a « serré » il y a maintenant 3 ans, et je l'ai alors remplacé par un 4 CV 4 temps neuf. J'ai alors décidé de faire réaliser l'entretien chez le professionnel (il était sous garantie), et depuis, je n'ai que des ennuis ! Ces moteurs ne supportent pas le carburant « vieux » : je ne mets que du SP 98 (ça c'est positif par rapport au mélange), mais si je dépasse 15 jours dans le réservoir, il a du mal à démarrer et il faut purger le réservoir. Comme je n'utilise jamais la totalité en une sortie et qu'il vaut mieux que le réservoir soit plein, ce n'est pas pratique. Ensuite, il est très capricieux : il démarre souvent bien, mais ne redémarre pas toujours une fois en mer... Il m'arrive assez souvent de rentrer au port à la voile, et évidemment il redémarre au ponton... Sauf le jour où j'ai rendez-vous sous la grue pour la sortie de fin de saison... Pas top ! Je me demande si je ne vais pas passer à l'électrique, mais c'est encore cher.

        NEW 2017 : j'alimente désormais le moteur avec une nourrice : la poire permet de mettre le circuit d'arrivée d'essence sous pression, et il démarre au quart de tour... Une nourrice de 12 L me fait toute la saison...

      • Cette année, je vais remplacer ma VHF basique par une VHF ASN avec GPS intégré et étanche : ce sera plus pratique que ma balise FASTFIND dont la pile arrive en fin de vie... et moins cher !

      • Le drame survenu aux Açores avec la mort d'une fillete par hypothermie (7 h dans l'eau avant les secours) me rappelle ce que je disais dans la rubrique sécurité : une combinaison de planche à voile (5+3 mm) aurait permis sa survie pour un peu plus de 100€ !

      • J'ai trouvé sur le net une housse convenant parfaitement aux dimensions du sun fast 20. Elle permet de protéger le bateau sur la remorque (mais pas le transport) pour un prix modique. Lien dans la page « L'entretien »

      • Les Lazy-jacks que j'avais installés n'ont pas été concluants : mieux vaut éviter les soucis à l'envoi de la grand'voile qui peut parfois être nécessaire en urgence (panne moteur dans le port par exemple, ou juste devant l'enrochement de la digue) et galérer un peu à l'affalage par vent fort quand il faut ferler la toile !

      • De même pour la prise de ris automatique : beaucoup de bout et de frottements, le système traditionnel est plus satisfaisant !

En ce qui concerne la navigation, je suis enchanté du bateau ! Jamais je ne me suis senti en danger, jamais il ne m'a semblé incontrôlable ou malsain. Bien au contraire !

Le petit tirant d'eau m'a sorti d'un joli petit coin où je n'aurais jamais dû aller faire trainer ma dérive (bilan : une petite trace de celle-ci dans le sable de la crique et le safran qui remonte en catastrophe... sans conséquence).

Lorsque le vent monte, je suis parfois seul en mer : les « gros » rentrent au moteur alors que je navigue sous un ris, le bateau est gité, mais reste bien calé sur son flanc, ne mouille pas, la barre reste douce (et souvent fixée avec le stick Friend : je lofe ou abats avec la GV dont je garde l'écoute à la main). Les mouvements sont doux et progressifs. Je remonte un peu de dérive au portant... Je pense aux forums sur lesquels on vante tant les atouts d'un petit quillard (rétractable) « référence des 6 m » qui seul semble réalisé pour aller en mer « en toute sécurité ». Le Sun Fast 20 n'est certes pas le meilleur des voiliers, ni le plus rapide, ni le plus confortable au port. Je l'ai voulu rustique et simple : il est le plus pratique, celui qui donne un coefficient plaisir/contraintes le plus favorable : cela ne semble pas si loin du voilier idéal, non ? Quinze années de bonheur !

Mai 2015


Suite : bilan 2018

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