L'apprentissage :



  • Peut-on acheter un voilier pour apprendre ?


C'est une question récurrente, à laquelle on ajoute souvent « un voilier qui pardonne les erreurs »…

A mon avis, la meilleure réponse est « Non » ! On peut apprendre seul, avec des livres, des vidéos ou un moniteur particulier suivant ses moyens financiers... Mais comment cibler les besoins futurs : voilier de sport ? De croisière ? Lourd ? Sportif ? On va progresser (sans doute lentement), mais un jour on souhaitera un voilier plus adapté, croisière ou sportboat.

Et se sentira-t-on en confiance seul quand les conditions se dégraderont ? En mer on ne choisit pas toujours le temps, et on a souvent des surprises. Et il faut bien une première fois pour le gros temps aussi : Il vaut mieux que ce ne soit pas avec votre petite famille qui n'y connaît rien non plus, ou le pote dont vous devenez (légalement) responsable, ni seul car on sera bien petit face aux éléments...

Ou pire : on n'ose pas assez et la voile se résume à ce qu'on observe trop souvent sur nos plans d'eau : des voiliers de grande taille (plus sûrs?) qui naviguent au moteur par force 1, sous génois déroulé par force 2 (la grand voile participe à la tenue du mât), puis au moteur au-delà parce que ça souffle ou remue un peu trop (et les pare-battages qui restent le long du bordé). Il y a ceux qui naviguent « tout enrouleur », ce qui est néfaste à la sécurité (on trouve même des enrouleurs de spi désormais : usine à gaz en comparaison de l'envoi d'un spi sur une unité de taille raisonnable – mais le pire est l'enrouleur de grand voile dans le mât : poids dans les hauts, voile mal coupée et enrouleur qui peut coincer quand il faut réduire… ). On voit également une majorité de voiliers au mouillage (bout au vent) qui démarre le moteur pour partir, puis envoie le génois et parfois la grand voile (le moteur n'est pas la sécurité d'un voilier, ce sont les voiles : en étant au mouillage on doit envoyer la GV pour appareiller, relever le mouillage puis établir le génois… on peut démarrer le moteur, mais ce n'est qu'une sécurité… et un engin bruyant pour les autres).






Il y en a même qui appelle la SNSM parce qu'il y a un bout dans l'hélice et qu'il y a trop de vent au dessus de 15 nœuds pour naviguer à la voile… Pendant que j'en parle : rende vous sur cette page, un don ne sera pas de trop pour ces bénévoles (et vous recevrez leur revue au contenu édifiant).

STOP : apprenons à naviguer avant !





  • L'apprentissage du dériveur de sport est-il nécessaire avant ?

    Cela reste une excellente école : l'équilibre précaire permet de sanctionner les erreurs, le contact direct avec l'élément forge l'esprit marin, la sensibilité des réglages permet les progrès, le plaisir n'est pas proportionnel à la taille du yacht… et l'inverse est peut être même vrai ! Même Moitessier conseillait l'apprentissage par l'Optimist avant la grande croisière. Donc, non, ce n'est pas nécessaire… mais cela ne coûte pas cher et améliore nettement la formation.

  • Petite biographie personnelle…

  • Matelotage.

    Quelques trucs pas toujours bien enseignés, mais bien utiles malgré tout...



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