Mâter en solo...

Le plus difficile est de reculer le mât pour fixer le pied de mât dans les jumelles, en effet l’ensemble est assez léger (le mât doit peser environ 20 kg) mais il est très long (environ 9m). C'est une étape pénible parce que les barres de flêches gênent.

Il vaut mieux améliorer le kit d'origine en utilisant une rallonge de 2m50 minimum, se fixant sur les fémelots du safran.

On fixe une poulie sur la ferrure d’étai, on fixe un bout sur la drisse de spi et passant dans la poulie à l’avant et on ramène sur un bloqueur (certains utilisent le palan d'écoute de grand-voile en fixant une des poulies à la ferrure d'étrave et en ramenant le courant au cockpit : voir le dessin ci-contre).


On bloque évidemment la drisse de spi plus court que la longueur de l'étai...




L'étape suivante consiste au levage, et il est pratique d'avoir une troisième main... Dans la cas contraire, il faut lever le mât à bout de bras (commencer au milieu du cockpit, debout sur les bancs) puis avancer, le poser sur l'épaule et reprendre le mou du bout qui passe dans la poulie. On peut se passer d'une chèvre (voir plus loin) avec un... escabeau !


Il suffit de le choisir de la largeur du cockpit : on monte dessus pour être en hauteur lorsqu'on lève le mât (il faut protéger le fond de cockpit avec une planchette de contreplaqué pour répartir la charge et éviter le poinçonnement) On peut aussi l'assurer avec un bout repris dans l'anneau arrière de la jumelle.

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