La navigation :

On trouve deux catégories principales : les croiseurs homologués en catégorie C (pour la navigation à proximité des côtes, dans un vent allant jusqu'à force 6 et 2 mètres de vagues) et ceux homologués en catégorie B (pour la navigation au large, dans un vent allant jusqu'à force 8 et 4 mètres de vagues), dont les seuls représentants à ce jour sont le First 210 (devenu 211 puis 21.7) et l'Etap 21i.

Il est vrai qu'un bateau homolgué en B permet d'affronter des conditions plus difficiles que ceux homologués en C... mais il faut garder à l'esprit que naviguer au-delà de force 6 n'est pas vraiment conforme à l'esprit « plaisance » : cela signifie ciré, gilet et harnais, descente condamnée, passavants régulièrement immergés, étrave parfois sous l'eau : c'est assez spectaculaire.

L'aspect « insubmersible et homologation en catégorie B » s'adresse à des marins envisageant des traversées ambitieuses, plus qu'à ceux faisant des sorties familiales en navigation côtière, à la belle saison. Dans ce cas, en gardant un oeil sur la météo, on devrait éviter les navigation au-delà de force 6 car on se trouve à moins de 6 milles d'un abri, soit une heure de navigation.

En croisière côtière et familiale, la seule manoeuvre de gros temps devrait être de doubler l'amarrage du bateau ! On se contente généralement de cabotage le long des côtes.

De nombreux petits voiliers accomplissent des navigations dans ces conditions sans aucun problème (il suffit de consulter quelques sites de voile). Des propriétaires de Sun Fast 20 naviguent en région marseillaise, languedocienne, en bretagne... Le Sun 2500 n'est homologué qu'en catégorie C et la rédaction de Voiles et Voiliers lui a fait faire un tour de France.

En ce qui me concerne, naviguant désormais en Méditerranée, une traversée vers la Corse « juste en face », suppose beaucoup de temps : à une moyenne de 5-6 noeuds, il faut près de 20 heures pour parcourir les 100 milles que compte la traversée. Cela nécessite de bonnes réserves de carburant l'été si le vent vient à manquer, et d'avoir la possibilité d'attendre une fenêtre météo pour le retour face au mistral si le vent vient au contraire à forcir... Tout cela dans un espace très restreint. Ce n'est pas infaisable (un propriétaire de First 210 est allé jusqu'en Grêce, une famille a réalisé un tour du monde sur un Etap 21i), mais ce n'est pas le quotidien de l'usage de ces bateaux. Je me suis donc dit que la traversée en ferry n'était pas forcément une mauvaise chose, que je pouvais aussi louer un bateau pour naviguer sur place pour la semaine, ce qui nous offrirait plus de confort... Avec un dériveur intégral, on bénéficie en outre de la possibilité pour les enfants de se défouler sur la plage lorsqu'on échoue... sans avoir des béquilles encombrantes à bord (en Atlantique) ou de s'approcher des plages et descendre avec de l'eau au mollet en Méditerranée.

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