Les avis des propriétaires.

Vous trouverez ci-dessous les avis de quelques propriétaires concernant leur voilier. J'avais sollicité ces avis avant d'acheter « Menthe à l'Eau » et quelques propriétaires sympas m'avaient répondu. Je les en remercie. Ils vous permettront d'avoir un autre avis que le mien...



Le Sun Fast 20 :

« Je suis propriétaire d'un Sun Fast 20 acheté d'occasion en juin 2000. Il s'agit de mon premier bateau. Comme vous j'ai beaucoup hésité et j'ai choisi un peu par hasard.
A l'usage, je n'ai qu'à me féliciter de mon choix. Rapide, pratique, facile à manoeuvrer seul, facile à transporter, à mater démater et mettre à l'eau, c'est génial. Très grand cokpit, intérieur agréable, accastillage de qualité il est de 1994 et n'a pas pris une ride.
J'ai apporté quelques modifications et améliorations dont je peux vous faire part. Notamment un système de matage rapide que je réalise seul. Pour le véhicule tracteur une berline turbo D 2 litres est parfaite. Sur certaines rampes d'accès un peu raides un 4 x 4 est mieux mais pas indispensable. il suffit que le poids de la voiture à vide soit supérieur au PTAC de la remorque (1300 kg) sinon le permis E est obligatoire.
J'ai déjà testé avec le sun fast 20 : le lac de Sanguinet, le bassin d'Arcachon, l'ile d'oléron, l'Espagne vers Péniscola (2 fois) et je pars à Port Leucate dans 2 jours.
L'hiver je le remise chez moi en montagne, dans les Hautes Pyrénées sous bâche.
Je passe même les cols avec. Je reste disponible pour tous renseignements que vous souhaiteriez.
Amicalement.

Marc »

Le Sun Fast 20, encore :

« J'habite St Brieuc (Côte d'Armor). Je possède depuis quelques années un Sun Fast 20 avec lequel j'ai fait mes premières armes. Le bateau est mouillé sur corps mort dans un port à marée : il repose sur sa semelle de lest sur fond vaseux à marée basse. Le seul reproche que je ferais à ce bateau est son manque de raideur à la toile : dès force 3 il gite beaucoup (les passagers participent au rappel). Dès force 4 je prends un ris. Quand on navigue seul la prise de ris rapide est très pratique. Le foc autovireur est également apprèciable dans ces mêmes conditions. Naviguer au dessus de force 5 me semble risqué, même avrec la mer calme : je sors quand la météo annonce jusqu'à force 4 mais il y a surement plus téméraire. Le sun 2000 serait 30% plus raide...

Entretien facile, accastillage de bonne qualité. Par petit temps, bateau très rapide. Tirant d'eau très faible permetta,nt d'échouer partout.

J'ai été obligé de retirer les plaquettes de frein de ma remorque qui étaient grippées suite aux mises à l'eau : ma satellite n'est plus qu'une simple mise à l'eau, plus question de faire de la route avec. Gréer et dégréer à répétition pour changer de lieu de navigation semble de toute façon quelque peu fastidieux.

Grand cockpit, on y tient à 5. Intérieur minimaliste, couchage pour 4 personnes. Cet été nous avons passé quelques jours à bord (2 adultes et 3 enfants) avec pour base le port en eau profonde de St-Quay Portrieux. A 5 à l'intérieur on ne peut plus se bouger, on étouffe ! »

Le Sun Fast 20, toujours :

« Suite à votre courrier, je me permets de vous envoyer quelques indications. Je suis propriétaire d'un Sun fast 20 et effectivement il n'y a pas d'association concernant ce bateau, il me semble qu'il n'y a pas beaucoup de propriétaires de ce bateau. Ce n'est pas grave car l'important est de naviguer. Pour ma part je trouve que ce voilier a une très belle ligne et les avantages que je lui trouve sont nombreux : cockpit immense, dériveur intégral pour accostage sur une plage, facilité d'utilisation, coût et entretien limité. Les quelques défauts : accastillage de qualité moyenne, pas de baille à mouillage.

Côté navigation, pas de problème, mais il ne faut pas trop le toiler. Je suis sorti par force 7 avec un ris dans la Gv et le tourmentin avec 3 personnes à bord, mais l'idéal reste force 5 à 6 max pour faire une navigation agréable. »

Thierry.

Le Sun Fast 20, encore et toujours :

« Je suis un propriétaire qui a fait la même démarche que vous il y a quelques années. Je ne suis pas déçu. Il est facile à tracter : je l'ai emmené en Corse par le ferry avec une R25 et deux fois en Atlantique, une fois sur le lac Léman, ce qui est plus près de ma base nautique : le lac du Bourget, mais c'est montagneux et il y a de bonnes côtes. Aujourd'hui je le tracte avec une R21. Je mâte le bateau assez rapidement. Il faut être vigilant mais la manoeuvre est facile. Tout va très vite, après c'est une question de réglages et d'organisation. La remorque est commode et la mise à l'eau dépend surtout de la pente de la cale. C'est un bateau qui remplit ses promesses, on l'amène sur la plage. Il est agréable à barrer et le réglage des voiles est gratifiant car comme pour un dériveur, les réactions sont rapides. Le mât est assez haut, le pataras permet de le cintrer, c'est un gréement 7/8. J'ai fait faire un foc n°2 pour garder le contrôle par force4-5 car il n'y a qu'un seul ris sur la GV que j'ai. Il n'y a que le clapot qui le freine.

N'ayant pas esdsayé ses concurrents, je n'ai pas d'éléments de comparaison, il m'est arrivé d'envier le first 210 pour ses 2 safrans qui lui assurent sans doute plus de contrôle à la gite.

Enfin, je le manoeuvre souvent seul et j'apprécie le foc autovireur. On arrive à bien l'équilibrer et pendant les manoeuvres un sandow tient lieu de barreur. Bref, c'est un achat que je ne regrette pas : je me suis formé sur ce bateau et, surtout par petit temps, je tiens des unités plus longues et bien voilées.

Amicalement,

Jean-Yves »

Comparaison Sun Fast 20, Kelt 550 et Microsail

« Je viens vous faire part de mon expérience en espèrant que cela vous apportera quelques réponses. J 'ai commencé avec un Kelt 550 DI en 1980 avec lequel j'ai effectué quelques croisières côtières estivales et des sorties/régates sur la Seine les week-ends. Après une pause de quelques années, je suis revenu à la voile avec un Microsail, car mon programme était le même, mais je voulais un bateau plus vivant, plus orienté régate et plus polyvalent. Je l'ai gardé jusqu'à cet été 2001 où un acheteur s'est présenté sans que j'ai eu à passer d'annonce, n'étant pas désireux de le vendre. Mais ayant repéré un Sun Fast 20 plus récent et moins physique, je me suis décidé à le changer pour un peu plus, mais sans rajouter beaucoup d'argent.

Je pratique la voile souvent en solitaire et suis souvent seul ou à deux pour les manoeuvres de mise à l'eau et de remontée, c'est pourquoi il faut rester dans les tailles humaines : il y a déjà une grosse différence entre un Kelt 550 de 550kg avec un mât de 7,50m, un Microsail de 670 kg et un Sun Fast de 780 kg.

Le Sun Fast 20, qui a la même surface de voile qu'un Microsail pèse 150 kg de plus et est donc plus orienté croisière. Le foc autovireur dont il est doté est pratique, mais pas facile à régler finement. Je me suis fait faire un génois à 110% (les bas-haubans ne permettent pas plus) et il a fallu ajouter de l'accastillage. La plage arrière est vraiment pratique pour embarquer et donne un look moderne. Beaucoup d'astuces n'ont pas été reprise sur le Sun 2000, sûrement pour des raisons de coût et cela est bien dommage. Le programme du Sun Fast 20 est différent de celui du First 210/211, qui est un vrai bateau de croisière mais dont le poids et le budget sont plus élevés. Il est insubmersible alors que le Sun Fast 20 est délaré incoulable grâce aux réserves de flottabilité du contre-moulage (pas de mousse).

Remorquage : chiffres sur autoroute. Le Kelt a été remorqué avec une 504 diesel, une Rover 2600 et une Ford XR3. Avec la Peugeot et la Ford, la vitesse de croisière se situait vers 100/110 km/h, avec la Rover il fallait faire attention à ne pas oublier le bateau en remorque, surtout la nuit où on pouvait se surprendre à 130/140 km/h... Le Microsail a été remorqué avec une R25 2L GTS puis une BMW 525 TDS : la vitesse se situait à 120/130 km/h avec celle-ci, c'est le flot des autres véhicules et on a une meilleure sécurité pour doubler les camions, point qui reste le plus dangereux sur le parcours.

Le Sun Fast 20 n'a été remorqué qu'avec la BMW, mais à mon avis, au delà, le bateau devient déplaçable mais plus transportable : il faut ajouter tout l'armement (moteur, mouillage, voiles,gréement, etc) et puisqu'il y a plus de place, on hésite moins à emmener des bagages qui seraient restés à la maison : il faut faire attention à la surcharge car les 200/300 kg sont vite atteints voire dépassés et il est parfois difficile de croire l'addition si on prend la peine de tout peser avec un pèse-personne. L'attelage comprenant aussi le poids de 300 kg de la remorque, on arrive à 900/1000 kg pour le Kelt et 1250/1300 kg pour le Sun Fast.

Mâtage : Les manoeuvres sont là aussi très différentes : le Kelt peut-être mâté tout seul avec son pied à bascule et son faible profil (Z145 de 7,8m de long), le Microsail est déjà plus physique car son mât est un profil Z170 de 8,80m. Les deux sont équipés d'un haubanage en 3 mm. Quant au Sun Fast 20, même avec son pied de mât à jumelles – le meilleur système – le poids du profil Z 170 et 8,80 m de long mais en haubanage 4 mm et enrouleur (note : celui-ci n'est pas d'origine) il faut être deux et en bonne santé. Par contre, il n'y a pas de reprise de réglage sur le haubanage. Le rappel avec le palan de GV repris sur la drisse de foc semble une bonne méthode. Il faut impérativement contrôler la montée mais surtout la descente du frêle espar. Un portique de 2 mètres avec une terminaison en U et repris sur le tableau arrière à la place du safran est une astuce qui fonctionne bien.

Mise à l'eau : Pas de problème à la descente sur une cale ou sur une plage. La remorque cassante est un plus, mais on peut toujours soulever la remorque une fois décrochée. La remontée est plus sportive et nécessite des chevaux et des bras : le diesel est meilleur, mais le sol doit être sec et il faut souvent de la main d'oeuvre pour aider.

Entretien : J'effectue moi-même l'entretien et le carénage sur remorque, en démontant les patins et les rouleaux. L'hivernage s'est toujours effectué dans mon jardin. En effet, à part l'entretien des fonds par définition inaccessibles une fois échoué, la taille modeste de ces embarcations permet de les soulever sur des tains en bois ou des parpaings pour effectuer les travaux. On peut aussi faire de l'abattage en carène pour un nettoyage avant une régate et une fois à flot.

Comme vous le constatez, je suis tout acquis à la formule du dériveur intégral et y vois plus d'avantages que d'inconvénients. J'espère faire le pas pour un Kelt 28 ou similaire, mais petit bateau = petit problème. Voilà un bref aperçu du sujet... Cordialement.

Robert »

Sun Fast 20 et First 210 :

« C'est en qualité de propriétaire d'un Sun Fast 20 que je vous adresse cet e-mail :

Quelques informations concernant ma petite expérience de propriétaire :

- j'ai d'abord possédé un Jouët 680 (dériveur intégral de 6,8 mètres en polyester, bateau simple, petit point faible, son esthétique des années 70).
- ensuite, j'ai été co-propriétaire d'un First 305 (quillard Bénéteau lancé dans les années 1980, excellent marcheur, deux cabines doubles confortables, esthétique classique, toujours pas démodé). Des qualités marines incomparables par rapport à celles d'un petit dériveur intégral.
- ensuite un Fisher 25, Fifty de 25 pieds gréé en ketch au look exceptionnel, qualité de construction fantastique, bateau de collection recherché par des dizaines d'amateurs dans le monde. Extrême lenteur sous voiles mais confortable au moteur (25 CV diesel).

Après cet "égarement" de "collectionneur", en 1999 je décide de retrouver les plaisirs purs de la navigation à la voile et d'acheter un Sun Fast 20
(occasion récente). Je navigue toute l'année dans les Côtes d'Armor, fortes marées, nombreux cailloux, ce bateau pour moi qui navigue souvent seul est idéal, voici pourquoi...


Les points forts :

- comportement très sain, bateau rapide, surtout dans les petits airs (équipé d'un spi asymétrique, il se transforme en petite bombe)...
- facile à manier seul, il est vite armé (le matage n'est néanmoins possible qu'a deux adultes).
- entretien réduit (antifouling, révision du petit moteur hors-bord 5 CV, assurance et petites pièces) pour un budget annuel de 450 euros.
- accastillage complet et de qualité (bout dehors de série, foc autovireur...)
- grand cockpit très agréable en navigation (même à 5 adultes)
- échouage à plat sans béquilles

Points faibles par rapport au First 210 :

    - l'intérieur du Sun Fast est plus spartiate.
    - il n'y a qu'un seul safran (c'est plus simple à l'échouage, mais lorsque le bateau est chargé, il peut passer sur sa barre).


Les points faibles du First 210 :


    - Ce n'est pas un dériveur intégral, il faut béquiller (la mise sur une remorque est sans doute plus compliquée).
    - l'accastillage est moins complet.
    - Je pense qu'il est plus lourd.
    - Neuf, il était plus cher.

La vitesse sous voiles des deux navires est à peu près identique, avec un léger avantage dans les petits airs pour le Sun Fast et un petit plus au niveau du cap pour le First (lest plus long et plus lourd).


En résumé, c'est un bateau simple, passe partout et très agréable sous voiles. Je pense que tous les autres magazines nautiques ont déjà publié des articles sur le Sun Fast 20 y compris des comparatifs entre les deux modèles (car dans les deux cas, ce sont deux beaux petits bateaux).
Je reste à votre entière disposition pour répondre à toutes vos questions.
Cordialement,
Jean-Louis. »



Le First 210 :

« J'ai eu un First 210 spirit de 1993 à 1999.


Les points positifs :
Cest un bateau qui n'est pas cher et qui navigue bien, sur les plan d'eau intérieur.
La place intérieur est convenable pour la sortie à la journée.
Il est rapide et remonte bien au vent, la carène est bonne.


Les points "négatifs" selon mon usage.
En mer, le bateau est trop léger c'est normal par rapport à la taille, et il faut rapidement réduire de la toile.
Le manque de baille à mouillage sur le 210 est un inconvénient.
Lorsqu'il y a de la houle, attention au moteur l'hélice a souvent tendance à sortir de l'eau et la chaise moteur n'est vraiment pas pratique, le rail à la longue s'use et sort de son logement.
Concernant la mise à l'eau, c'est vraiment la mise à l'eau, il faut mettre l'intégralité de la remorque dans l'eau , une remorque cassante n'a aucun effet. Puis la remontée sur la remorque est galère du fait que de la quille relevable qui doit être bien centrée pour avoir le bateau bien placé sur la remorque.
Sur la route il faut une double essieu, le bateau avec remorque et matériel fait 1650 kgs.
Quant au remorquage et mise à l'eau il est vrai il faut un véhicule type 4/4 surtout pour la remontée .
Concernant le mâtage, il faut 3 personnes puis régler à chaque fois hauban enrouleur... ce que je faisais faire par le concessionnaire.
Au début les concessionnaire proposaient un ensemble remorque moteur bateau, cela semble être arrêté du fait du peu de vente.
J'ai navigué durant 7 ans sur le lac du Der 4800 hectares ,où il y a une base avec 30 first 210, et je peux vous dire que les mises à l'eau et mâtage sont faits maintenant par la grue.
Selon votre programme , il faut voir car le coût de la remorque du véhicule vous permet d'acheter un bateau plus grand, ou de louer durant les vacances un bateau sur place.
Une dernière chose également la remontée de la dérive 350 kgs, il faut 70 tours de manivelle, c'est long et épuisant, cela va bien une ou 2 fois par an.
Voilà mes impressions sur le 210, cela reste un très bon bateau d'initiation, il faut voir si vous souhaitez le garder plusieurs années, car les limites sont vites atteintes, sinon vous avez des bateaux comme le first 22 ou 25 , pour le même prix plus vieux mais dont le programme de navigation est beaucoup plus large en mer.
Je vous souhaite une bonne réflexion et une bonne navigation et de toute façon le plaisir est sur l'eau.
Tenez moi au courant de votre choix
Sinon j'ai eu un dériveur 4.70 un Kelt 5.5 , puis un first 18, un flirt, un 210 et maintenant un 311

Salutations maritimes
Philippe »

Un avis récent d'un propriétaire de Sun Fast 20 (mai 2008) :

« Je suis l'heureux propriétaire d'un sun fast 20 depuis 2002, datant également de 1994.
Il est effectivement très fonctionnel et permet un programme très intéressant en famille, ou seul, dans une relative sécurité.
A noter que la bome est placée très haut quand on est assis à bord réduisant le risque de se la prendre sur la tête en manoeuvrant.
La jupe arrière et son échelle fixe permet en outre d'aller nager en toute sécurité autour du bateau (en laissant quand même quelqu'un à bord)
ou également laisser courir une ligne et avoir la chance d'attraper régulièrement des bars pour le dîner, ou de remonter un éventuel homme à la mer plus facilement.
Il ne mouille pas ou alors il faut le faire exprès, quelque soit le temps.
Il pardonne quelques erreurs de barre.
Je l'ai à titre personnel équipé d'un compas et d'un winch supplémentaire pour le spi entre autre, et surtout permettre d'aller et venir entre le cockpit et la cabine sans que les passagers soient obliger de passer sous un bout.
Il a également un lazy jack et lorsque l’on affale avec les enfants c’est encore une sécurité de plus, en retenant bien la bome par la balancine.

Il est également équipé d'un génois sur enrouleur, ce qui est très pratique, et le rend plus rapide encore par rapport à vos calculs. Toutefois il peut être amené à gîter un peu plus.
Il remonte en effet très bien nez au vent.
Pour l'anecdote je suis parti un jour en retard de Loctudy par rapport à deux autres bateaux (près d'un quart d'heure) et je suis arrivé en même temps qu'eux aux Iles Glénan et un ami écoeuré a décidé de revendre son bateau plus grand mais plus lourd.
Nous étions sur la fin vent arrière (il avait sorti son spi, moi pas car seul avec deux petits je trouve cela dangereux) et avec mes deux voiles croisées, j'ai tenu le challenge jusqu'à le doubler.

Le réglage des voiles est très fin notamment grâce à son équipement de petit bateau de régate.
L’antifouling doit également être soigneusement réalisé (donc éviter les pros qui ne mettent pas le bon produit, souvent bas de gamme, ni le soin nécessaire) pour glisser vite.

Mon programme en mer est d'aller à chaque vacance jusqu' à passer deux jours avec 2 enfants sur 4 ( 6 et 8 ans, au début, mais depuis ils ont grandi, c'est au tour des deux autres également) à bord pour aller passer la nuit aux Iles Glénan. Les enfants apprécient et sont heureux comme tout de ce type d'escapades.
Et bien sûr de sortir tous les jours quand les conditions le permettent, mais pas plus d'une demie journée, pour ne pas laisser une partie de la famille.
Les deux aînés apprennent à manoeuvrer avec l'école de voile, mais à bord c'est eux qui font presque tout selon mes instructions, voire pour l'aîné selon ses initiatives.
Il est vrai que j’ai également offert aux enfants 1 cata 12 et 2 optimists achetés auprès de l’excellente école de voile de Lesconil, et qu’ils naviguent également devant la maison.

Mais partir sur un bateau plus grand les enchante car ils sont au chaud, peuvent picniquer, jouer aux cartes etc... bien que cela n’aille pas aussi vite.

Il est facile à entretenir et à hiverner (même si mon épouse n'aime pas qu'il soit dans le jardin, car elle ne trouve pas cela très esthétique...)

Pour les sangles de rappel, je les ai fait recoudre l'hiver dernier pour plus de sécurité, car elles fatiguaient en effet.

J'ai aussi avec un peu d'imagination fabriqué une table de cockpit qui sert également de table à carte à l'intérieur du bateau

La manoeuvre du mât est aisée mais à deux, grâce au kit.

La remorque de route quant à elle m'a été vendue en mauvais état ( système de frein à revoir) pour circuler sur longue distance mais est parfaite pour aller de chez moi au port. En plus elle est née avec le bateau, puisqu'elle en porte la marque.

Là encore il fait être deux pour le rentrer et le sortir en toute sécurité.

Le moins pour moi c’est la manœuvre au moteur pour rentrer et sortir du port en faisant attention à ce que l’hélice ne heurte pas le safran ce qui m’est arrivé ( et a permis une facture de plus pour le chantier voisin et ami) malgré toutes les précautions.

La dérive relevable est un vrai plus pour naviguer en toute sécurité, même si grâce au sondeur je faisais toujours attention.


Malgré tout cela j'ai quand même décidé de le mettre, à regret, en vente pour passer à un 26 pieds, car avec 4 garçons qui ne cessent de grandir nous allons partir plus souvent en famille ( on tient très bien à 6 dans le sun fast 20 pour une journée en mer).
Ce nouveau bateau est  plus équipé en terme de confort afin que mon épouse se joigne à nous tous (le seau pour une femme entouré de garçons ce n'est pas idéal) et également pour partir un peu plus loin désormais.

C’est quand même le sun fast 20 qui m’a donné le goût à cette nouvelle passion.

En conclusion un excellent premier ou second bateau, pour un coût d’entretien dérisoire ( je fais hiverner le moteur 4 temps par un professionnel pour 80 € qui me le garde chez lui jusqu’à la remise en route), que je ne braderai pas, car au pire je le garderai pour les enfants.
La somme immobilisée étant très faible et je ne suis pas sûr que je retrouverai pour eux un bateau de cette qualité à un terme de 5 ans.

Jacques-André »

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