La grand'voile.

Quelques améliorations :

      • Relever le point d’attache du palan de grand’voile avec une estrope en câble d’environ 20 cm, sinon il n’est pas facile de choquer quand on est assis au rappel sur les passavants (il faut alors s’aider du pied….). En faire autant pour le hale-bas…ou inverser les extrémités de façon à avoir le coinceur en haut.

      • J’avais fixé un taquet sifflet en plastique (5€) sur le mât, placé à mi-distance entre le pied du mât et la sortie de drisse, soit à environ 80 cm du pied de mât... mais je viens de le remplacer par un coinceur à cames, de façon à limiter l'usure sur la drisse. On peut hisser dans la descente ou en pied de mât, guider les coulisseaux dans la ralingue avec moins de frottement qu’avec le retour au cockpit, puis on coince et on retourne au cockpit pour rattraper le mou… Pour affaler, ça ne gène pas : quand on étarque la drisse au winch, elle se décoince du coinceur de mât.

      • J'ai installé un système de latte de pataras (comme sur les voiles à fort rond de chute) pour écarter celui-ci de la latte du haut : quand il y a peu de vent, celle-ci se coince dans le pataras lors des virements de bord, c’est un peu embêtant…la voilerie locale m'a fourni l'ensemble latte, poulie et système de fixation pour 10 €. La latte mesure 1m20, c'est un jonc rond en fibre de verre de diamètre 8 mm, fixé avec deux pontets inox sur la tête de mât. La poulie est fixée directement sur le jonc par un surliage.













Les lazy jacks, le solent à contre grâce à la sangle

    • J'ai ajouté des lazy jacks « flottants » : ma housse de grand'voile empêche l'installation de lazy jacks fixes (il faudrait la remplacer par un lazy bag, mais je ne trouve pas cela esthétique en navigation, et j'avais déjà la housse). Je ne voulais pas percer le mât non plus pour ajouter les poulies... Astuce : sous la barre de flèche sont fixés les bas haubans, il suffit de passer un bout de dyneema à travers le mât dans les trous et de fixer les poulies dessus, de chaque bord. L'adhésif sert à protéger le bout et limite l'usure hauban/mât.




      Ensuite, on fixe de la drisse 4 mm de chaque côté de la bôme dans les pontets existants (prise de ris à l'arrière, pontet du hale bas à l'avant – en bleu sur le schéma).

      Le bout de réglage (en rouge) est passé en continu : boucle avec un noeud de chaise autour du bout bleu, on monte vers la poulie, on redescend au pied de mât, on repart vers l'autre poulie et on termine par une boucle, suivant le schéma ci-contre. Pour envoyer la grand'voile, en navigation ou avec la housse de grand'voile celui-ci est détendu et ramené le long du mât, pour affaler, je le tends : la grand'voile descend le long de la bôme sans partir en tas dans le cockpit, ce qui est pratique en solitaire.

Pas de problème pour mater ou démater : on enlève simplement les nœuds de chaise formant les boucles.

Mise à jour mai 2015 :

  • J'ai retiré mes lazy jacks (au couteau!)... En fait, je me suis aperçu que si le système facilitait énormément l'affalage par vent fort (la toile ne part plus en vrac : il suffit d'étarquer les lazy et larguer la drisse pour que toute la toile soit serrée sur la bôme), c'est une vraie galère en solo à l'envoi : les bouts qui reviennent le long du mât se prennent dans les coulisseaux (et risquent de coincer) si on ne les étarque pas, et si on les étarque, il faut vraiment être parfaitement face au vent, sinon c'est la voile qui se prend dans les jacks : c'est quasi impossible lorsqu'on est seul, qu'il y a du vent et de la mer... En bref, alors que j'essayais d'envoyer la GV et que cela coinçait, j'ai pris mon couteau, coupé les jacks et tout démonté de retour au port... A mon avis, les avantages à l'affalage ne compensent pas les ennuis à l'envoi !

  • J'ai également modifié la prise de ris automatique : j'ai supprimé le retour des ris au point d'amure pour ne laisser que la bosse arrière. Je n'avais pas de croc de ris au niveau de la bôme, alors j'ai ajouté sur la manille d'amure de la voile un mousqueton rapide qui permet de crochet l'oeillet de ris... il ne reste alors qu'à reprendre la bosse arrière. Moins de frottements, moins de bout à reprendre : le ris est pris du cockpit en moins d'une minute !



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